mardi 25 octobre 2011

On parle des scouts aux nouvelles...

On parle trop peu souvent dans les journaux et les autres médias de ce que le scoutisme fait de bien. Quand de mauvaises choses surviennent, les nouvelles rapportées font mal à une organisation qui a vu ses effectifs décroîtrent de façon considérable au cours de la dernière décennie. Le mouvement scout a pourtant fort à faire pour retrouver ses lettres de noblesse et prendre sa place parmi les nombreuses activités qui s'offrent à la jeunesse maintenant. Le mouvement scout a beaucoup de travail à accomplir pour se défaire des préjugés et des images éculées que le public se fait du scoutisme. Plusieurs organisations scoutes de par le monde ont entrepris un virage majeur pour s'adapter aux besoins et aspirations de la jeunesse. Malheureusement, des nouvelles comme celles qui font l'objet de reportages à l'émission The fifth estate de la CBC et qui sont reprises aux bulletins de nouvelles de CBC et Radio-Canada ne nous aident pas à donner une bonne réputation au mouvement scout. On pourrait jouer à l'autruche et se dire que le reportage visait Scouts Canada, la branche anglaise du scoutisme au Canada et que rien de ce qui est rapporté ne concerne l'Association des scouts du Canada...Mais notre association subira forcément les contrecoups de ce qui arrive à Scouts Canada. Et si ce qui est rapporté est vrai, à savoir que des ententes de confidentialité ont été conclues avec les victimes présumées pour étoufer ces histoires...et bien je ne peux faire autrement qu'être dégoûté. Je reprends la nouvelle parue sur le site web de Radio-Canada.
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Le réseau anglais de Radio-Canada a appris que des clauses de confidentialité faisaient partie d'une douzaine d'accords à l'amiable conclus, depuis 1995, par Scouts Canada avec des jeunes victimes d'agression sexuelle.
Ces clauses empêchaient les victimes de divulguer non seulement la somme versée en guise de compensation, mais aussi, dans bien des cas, l'existence même d'une entente.
Des 24 poursuites intentées pour négligence contre Scouts Canada depuis 1995 dans des cas d'agression, 13 posaient la confidentialité comme condition.
Scouts Canada se refuse à tout commentaire au sujet de ces ententes, mais selon les sources de la CBC, les sommes offertes se chiffraient à environ 200 000 $.
Le cas de Mark Johnston
Mark Johnston, qui travaille maintenant comme détective pour la police provinciale de l'Ontario, a confié à la CBC qu'il avait été victime d'attouchement sexuel par un chef scout, William Easton, dans les années 70. Il raconte que son agresseur s'était même lié d'amitié avec ses parents.
Son cas s'est soldé par un règlement à l'amiable, après qu'il eut poursuivi l'organisation en cour. Mais l'entente l'empêchait de parler de la question, une clause qu'il viole maintenant, pour lever le jour sur cette affaire.
Le fait que tu ne puisses pas parler, c'est comme si tu étais à nouveau victime.
— Mark Johnston, victime
M. Johnston affirme que le secret entourant l'entente l'a empêché de pouvoir aider d'autres jeunes et de s'assurer que tout le monde soit au courant du problème.
Une autre victime, qui a requis l'anonymat, affirme que « Scouts Canada cherchait à minimiser l'impact financier sur l'organisation et à s'assurer que personne ne soit mis au courant. »
Clause controversée
Les ententes de confidentialité sont répandues dans le monde des affaires, notamment, mais selon l'avocat Rob Talach, dans le cas d'agressions sexuelles, c'est carrément « contraire à l'éthique ».
Son collègue Tim Kosnoff, un avocat américain qui a représenté des victimes dans des poursuites contre les Scouts, dit que ce genre de clause ne vise qu'à « protéger l'institution » et « l'image » qu'elle tente de projeter.
Dans le rapport de l'enquête publique sur un présumé réseau de pédophiles à Cornwall, le commissaire Normand Glaude a recommandé en 2009 que l'Église bannisse les ententes de confidentialité, parce que « pour les victimes d'agression sexuelle, pour qui le secret et la honte font partie des blessures, d'avoir à maintenir le silence, en échange d'argent, peut avoir des conséquences très néfastes. »
Une enquête conjointe de la CBC et du Los Angeles Times a révélé, la semaine dernière, que les Scouts avaient compilé une liste secrète de pédophiles, qui avaient été expulsés de l'organisme.

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